L’espèce dirigeante

Posté le 10/08/2026

L’organe Église a dit que les rois étaient donnés par Dieu ; et les gens ont oublié que le tout a été donné par Dieu, et la raison et le sens ont été donnés aux hommes. Et les gens sensés ont trahi leur bon sens et ont cru qu’un empereur étranger devient un empereur russe si l’Église l’approuve, à tel point qu’ils étaient d’accord pour appeler les Holstein-Gottorp les Romanov. Fidèles à leur éducation, ils ne voyaient pas les origines, ils expliquaient tout ce qui se passait par les caractéristiques personnelles et les influences ; en vain, puisqu’il s’agit du réseau qui opérait et du programme qui s’exécutait. Les brigands étaient maîtres de la maison, pourtant, même les gens sensés croyaient que les maîtres étaient saints, ou sanctifiés.

Il est maintenant clair que l’Église, utilisant les mariages selon le rite orthodoxe, a servi de moyen de déguisement pour envahir la Russie. L’envahissement prenait de l’ampleur, enfin, le XIXe siècle fut la préparation, et dès le début du XXe, la dynamite a été placée dans les endroits prévus et on l’a faite exploser. Fait caractéristique, les réunions du « conseil des députés ouvriers », dirigé par un homme du réseau, ont eu lieu dans la salle de la « société économique libre », celle qui a été fondée par les maçons décembristes. *

Et ils ont créé « la politique » : une multitude de partis, et le réseau couvre tous.


Quant aux nationalités, il est clair qu’il faut être bons voisins et collègues, c’est normal. Mais le gouvernement mondial, que fait-il ? Il organise un parti politique qui lutte pour une nationalité, et ainsi la lutte perverse et absurde devienne une « politique » admissible. Et il a fait même un parti nationaliste leader, ce fut le cas en Allemagne.

Au début du XX siècle, le pouvoir étranger de la Russie a formé l’organisation « l’union du peuple russe », qui se composait de ses leaders, membres du réseau universel, et de voyous mercenaires. Cette organisation a joué un rôle important dans la préparation de la révolution et elle a effectué de nombreux attentats terroristes. Elle était nourrie par les autorités, se trouvait sous les ailes de l’aigle bicéphale, voir les mémoires de S. Vitte, deuxième partie (1905-1911), pages 33, 74, 143 en bas, 261, 345 en bas, 393 au milieu.

L’activité de l’organisation consistait principalement dans la destruction des Juifs. Le gouvernement mondial a divisé les Juifs en deux directions et a voué les Juifs normaux et doux aux pillages et aux massacres, tandis que les autres Juifs, irrités par les limitations et restrictions (p. 396 en bas, 427 au milieu) dans l’atmosphère judophage de la part des autorités, selon le mot de S. Vitte, ont été utilisés comme révolutionnaires.

Le réseau détruisait les Juifs appartenant à la direction douce parce que, en dépit de la religion que le gouvernement mondial leur a donnée, les Juifs sont les gens qui savent que Dieu existe. Et cela aurait été inacceptable dans le nouvel État que le gouvernement mondial allait créer et qui devait déclarer « Dieu n’existe pas ».

Le réseau au pouvoir organisait les pillages et les massacres des Juifs, dits pogromes. Le ministre de l’Intérieur Pleve a organisé un grand pogrome à Kichinev, « l’union du peuple russe » a poursuivi les pogromes dans des villes russes. Une unité spéciale auprès du département de la police du ministère de l’Intérieur fabriquait dans sa propre imprimerie des proclamations pour les pogromes, qui étaient envoyées en masse dans les provinces et à Moscou (p. 68).

La division des Juifs en deux directions était très commode pour le gouvernement mondial. Il tuait les Juifs doux, et en même temps, les Juifs révolutionnaires agissaient effrontément sous le couvert des persécutions.

Il est notable que « l’union du peuple russe » a envoyé un télégramme à l’empereur allemand, non pas à l’empereur allemand de la Russie, avec qui ils faisaient un, mais à l’empereur de l’Allemagne Wilhelm II ; et le télégramme, dans lequel ils dénonçaient leurs opposants, a été publié dans les journaux européens (p. 305 en bas).

La femme de Nicolas II Holstein-Gottorp, l’impératrice qui portait un faux nom russe, lors de son séjour à la station balnéaire en Allemagne, n’a pas voulu être traitée par les médecins juifs qui y étaient les meilleurs (p. 430 en bas).

Le gouvernement mondial a distribué les religions, dont les dirigeants étaient membres de son réseau, et a fait les gens de chaque religion croire que cette religion était la seule vraie, pour produire la haine et les guerres et faire les peuples détruire les uns les autres. Les nationalistes du réseau, la canaille qui a pris le nom « l’union du peuple russe », puisaient le droit moral pour tuer les Juifs dans la religion. Et le couple impérial étranger, ensemble avec certains prêtres politiques, montrait comment il fallait être orthodoxes par les démarches les plus païennes : la vénération des nouveaux « saints » et des reliques découvertes des saints, la recherche des miracles de la part des fous et des magiciens, aux côtés du spiritisme moyennant une table tournante.

Pierre Ier, pupille des maçons étrangers, et plus tard, la lignée des empereurs allemands de la Russie, ont annexé à la Russie des pays limitrophes. Ensuite, par les oppressions et les humiliations, le réseau suscitait l’indignation des indigènes contre « les autorités russes », c’était le masque qui cachait le réseau (p. 124 dès le milieu, 215 dès le milieu, 218, 226).

Le gouvernement mondial a donné aux peuples les religions (les organisations religieuses ainsi que les faux enseignements) et soulevait les religions les unes contre les autres. Agissant des deux côtés, un seul et même réseau international incitait la haine entre les peuples.

Ceux de « l’union du peuple russe » se présentaient comme patriotes. Selon leurs actes, être patriote voulait dire servir le gouvernement mondial. Les nationalistes s'appelaient eux-mêmes « vraiment russes » et étaient en fait de véritables bandits à gages. Et finalement, une seule nationalité doit rester : « esclave du gouvernement mondial ».

La révolution a été provoquée et effectuée à deux niveaux. La partie gouvernementale du réseau a organisé les cercles pour enseigner les méthodes socialistes aux ouvriers, ce que S. Vitte a appelé le socialisme policier (p. 50 en bas, 71 en bas, 153). Pour que cela n’ait pas paru trop étrange, ils donnaient les explications : il faut détourner les ouvriers, les tenir sous contrôle, allons soigner le mal par le mal, etc. En même temps, le réseau de niveau inférieur menait l’activité prétendument clandestine, où les agents policiers étaient également présents (p. 136-37, 346 dès le milieu, 377 en bas). Avec l’état d'urgence instauré à Pétersbourg et ailleurs, tous les préparatifs ont été joués comme sur des roulettes, pendant ladite période et après, jusqu’au moment où Lénine est venu de Suisse à Pétersbourg pour proclamer la révolution.

Ainsi, le gouvernement mondial, avec sa religion, a appris les gens à croire en Dieu, et l’enseignement n’était qu’une vile tromperie, et puis il les a appris à faire un État des ouvriers et des paysans, et c’était la suite de la tromperie. Quand le mensonge est à la base, on ne fait que passer d’une illusion à une autre.

De nombreux assassinats ont eu lieu à l’époque, ainsi que de nombreuses exécutions (p. 127 en bas, 246-48, 311, 444, 448 au milieu). D’une part, le réseau au pouvoir destituait et éliminait les personnes indésirables. Il y avait des gens qui agissaient selon la conscience, qui faisaient ce qu’ils considéraient comme le mieux dans les circonstances qui étaient présentes, dont S. Vitte ; ses mémoires, si on envisage les faits, donnent une vue assez complète de l’époque. Le programme pour les paysans, qui constituaient la classe majeure et la base de la Russie à l’époque, est un bel exemple. Une commission travaillait entre les années 1902 et 1905, qui a élaboré des ouvrages et a préparé un programme détaillé pour améliorer la situation des paysans ; mais la commission a été close, parce que le gouvernement mondial ne voulait pas les améliorations, il voulait la révolution. Les résultats du travail ont été plus tard déformés, mutilés et présentés comme une réforme (p. 258 en bas, 313 au milieu).

D’autre part, le réseau éliminait les fidèles serviteurs dont le gouvernement mondial n’avait plus besoin, comme Pleve et Stolypine.


Trois décennies plus tard, avant la guerre, le réseau a effectué un « nettoyage » similaire, il éliminait les gens honnêtes, qui ne comprenaient pas qu’ils devaient servir les puissants. Le réseau s’appuie sur ceux qui ne peuvent voir que leur profit du moment. Et ensuite la propagande a attribué les répressions à Staline.

L’empereur Nicolas II jouait un rôle représentatif, tandis qu’une autre personne exerçait le pouvoir réel, un certain Trepov, le général Trepov D. F., qui a occupé plusieurs postes supérieurs et résidait auprès de la personne de l’empereur. Il était d’abord chef de la police de Moscou, le nid des troubles, qui ont été préparés et assurés par lui (p. 62, 64, 71, 79 en bas, 132 en bas, 135). Après sa disparition en 1906, le premier ministre Stolypine fut doté de tous les pouvoirs et il a achevé la perversion de la Russie, puisque sous lui, l'illégalité est devenue légale (p. 232 en bas, 400, 450 en bas).

Trepov était sans doute un représentant du gouvernement mondial auprès de l’empereur. Début septembre 1906, Trepov est mort d’une manière douteuse. Pour ces gens, « mourir » veut dire se rendre aux lieux cachés souterrains où ils profitent de l’énergie qui est inconnue à la surface de la terre et qui leur permet de vivre longtemps. Aussi les sociétés secrètes nazies Thule et Vril avaient-elles un rapport à des choses réelles. Et pour ne pas se multiplier trop, ils pratiquent les relations contre nature, et ils ont apporté cela à la surface de la terre, et ont établi une loi dans certains pays.

Un tel représentant du gouvernement mondial a évidemment dirigé chaque règne. Un personnage dont le rôle est similaire est présent dans certains films, notamment, « Les nouvelles aventures des insaisissables » et « Ne t’afflige pas », les deux films datent de 1968.

En 1871, Edward Bulwer Lytton a écrit le roman « La race à venir ». J’ai récemment lu le roman traduit en russe. L’auteur a décrit la commune, dans laquelle le héros tomba du puits de mine, comme si c’était une partie des cieux, mais il l’a placée sous la terre. Le bien commun est à la base de cette société, et la première condition pour cela fut de cesser la rivalité et la lutte. Il dit cependant que bien au-delà du pays de la race Vril-ya, il existe dans leur monde la race la plus puissante qui est basée sur la rivalité, où on appelle le profit et le gain d'argent la loi de la civilisation, où quelques-uns veulent dominer tous. Ce passage à la fin du chapitre XV est fortement abrégé dans la traduction russe de A. Kamensky, comparé au texte anglais.


Donc, non seulement le « saint » Nicolas II Holstein-Gottorp n’a pas été exécuté avec sa famille, mais il doit être toujours en vie, comme ses ancêtres, et comme d’autres familles royales.


Amicalement

Olga de TdR


* Correction. La « Société économique libre » a été fondée encore sous « Catherine II » en 1765, dans le cadre du « despotisme éclairé ». Quant aux décembristes, l'un des principaux inspirateurs, N. S. Mordvinov, y a pris part.