Le mot « anarchique » relève de l’anarchisme, « l’enseignement socio-politique » ou « l’orientation de la pensée politique », comme l’appellent les dictionnaires. C’est dans ce sens que S. Vitte employait le mot dans ses mémoires quand il parlait des assassinats ou des attentats anarchistes, ceux qui étaient commis par les adeptes de l’anarchisme. Pour lancer l’anarchisme, le gouvernement mondial a sorti tout un paquet de cartes, de « penseurs », et entre autres, l’écrivain L. Tolstoï. La théorie philosophique a aidé à tuer entre 1894 et 1901 le président de la France, le roi de l’Italie, l’impératrice de l’Autriche, le président des États-Unis ; les victimes des anarchistes en Russie étaient nombreuses et leur concours aux préparatifs de la révolution a été important.
Bien que les germano-bolcheviques (on trouve quelquefois ce titre bien fondé) se soient dissociés des anarchistes, il est évident que diverses branches, chacune de son côté, poussaient l’affaire commune vers l’objectif visé.
Les germano-bolcheviques sont arrivés au pouvoir avec le slogan « Tout le pouvoir aux soviets », aux conseils des députés du peuple. Mais ce n’était qu’une leurre. Ils ont fait des soviets les organes appartenant d’abord aux partis et puis à un seul parti, à leur parti communiste. Comment les rouges ont pu vaincre dans la guerre civile ? D’une part, grâce à l’aide militaire du réseau étranger ; le réseau opérait à la fois au côté des rouges et au côté des blancs. D’autre part, grâce aux pratiques qui ont été appelées le banditisme rouge. Les nouveaux dirigeants confisquaient le blé et les vivres, le commerce fut prohibé, en plus, ils ont obligé les paysans à abattre et transporter du bois. Tout le pouvoir appartenait en fait aux « commissions extraordinaires » et « comités révolutionnaires » renforcés de « comités des pauvres » locaux. Les appels pacifiques adressés aux autorités communistes furent sans aucun résultat, et dans les années 1920-21, les soulèvements ont éclaté en Sibérie, en Russie centrale, à Kronstadt près de Pétersbourg et en Ukraine.
Les insurgés, des centaines de milliers, ont pris la défense de leurs familles et de leur vie, ils demandaient les soviets sans la dictature du parti bolcheviste, ils ont protesté contre les confiscations et la répartition inégale, contre les privilèges des nouveaux dirigeants ; ils défendaient le libre commerce, le droit de disposer de sa terre et des produits de leur travail. Les soviets sans les communistes, c’est ce qu’ils demandaient : « Nous voulons un vrai pouvoir soviétique, non pas le pouvoir communiste qui était jusque-là sous l'apparence du pouvoir soviétique... » De nouveaux soviets régionaux ont été élus sur les territoires libérés par les insurgés ; ils ont pu prendre de nombreux villages et des villes entières.
Le pouvoir bolcheviste visait la destruction physique de ceux qui tentaient la résistance armée. Pour écraser les soulèvements populaires, les forces importantes de l’Armée rouge ont été mobilisées, qui opéraient d’une manière extrêmement violente, pilonnaient les villages qui apportaient un soutien aux insurgés, détruisaient tous ceux qui avaient les armes. Les représailles féroces ont fait les paysans et les cosaques craindre le pouvoir qui s’établit. Par suite des soulèvements, le pouvoir bolcheviste a fait des concessions temporaires vis-à-vis des paysans.
Les membres ordinaires du parti communiste servaient d’abri à sa partie dirigeante secrète, à ceux du réseau. Il y avait toujours les gens qui ont cru l’agitation, qui voulaient une vie nouvelle, de simples gens, les travailleurs honnêtes. C’était eux qui ont effectué l’essor industriel des années 1930, c’étaient eux qui maintenaient l’apparence nécessaire de la vie normale au cours des dernières décennies de l’Union Soviétique. Mais l'élan et l'enthousiasme au travail a eu lieu seulement avant la guerre, la deuxième guerre mondiale. Dans les années 30 le réseau détruisait de nombreuses personnes indésirables et les envoyait aux camps ; après la guerre, il a entamé la lutte pour les âmes, et cette guerre a été gagnée. Surtout que la composition des comités locaux du parti a complètement changé après la guerre, parce que beaucoup étaient partis pour le front. Et les organes centraux imposaient aux autorités locales les plans de production arbitraires.
Le temps a passé, et les années 60 sont devenues « philosophiques », connues pour les discussions entre « les physiciens » et « les lyriques ». L’abrutissement a été entouré de belles paroles. Depuis les années 70, la mode ordonne de vouloir et d’avoir les choses qui viennent de l’étranger, à commencer par les vêtements. En même temps, le réseau sous l’enseigne communiste organise le manque d’objets de consommation. Le vêtement qu’on trouvait dans les magasins était de qualité médiocre, et les gens faisaient la queue quand les marchandises importées y apparaissaient. Le sentiment social a été complété par les « dissidents » fabriqués par le réseau, et bientôt, l’Union Soviétique a disparu.
Les gens ordinaires étaient indifférents envers le pouvoir, l’idéologie officielle était pour eux une chose abstraite, et grâce à l'enseignement scolaire, répéter les mots obligatoires sans prêter attention au sens est devenu une habitude. Le mot même « soviétique » n’était qu’un faux-semblant, parce que les soviets étaient des organes factices qui faisaient double emploi avec les organes du parti. Il n’y avait pas de pouvoir soviétique en Union Soviétique.
Il existait une élection en URSS, une élection formaliste pour marquer seulement son accord. Et les gens venaient presque tous pour cocher. Si quelqu'un n'était pas venu, il est arrivé que des membres diligents de la commission électorale lui aient rendu visite, apportant l’urne, pour demander à la personne de faire le geste rituel à domicile.
Les gens qui défendaient leur pays lors du coup des années 90 sentaient la transition vers l’étape suivante, vers la perversion plus agressive. Et l’époque du vice qui se vante est effectivement venue.
Dans le désarroi des 90, à la question «Dans quel type d’État sommes-nous maintenant ? », on répondait parfois « le marché libre », oubliant la république. Était-ce vraiment une erreur ?
On ne pensait pas à une théorie en disant le mot « libéral », pourtant, le coup des années 90 a été effectué par les adeptes du libéralisme et du néolibéralisme. C’est avant tout une doctrine économique, puisque les universités pour les futurs hommes d’État doivent donner une base à l’action du gouvernement mondial. Et le principe général de la doctrine, c’est considérer la vie comme une entreprise où on tout vend et achète.
Le gouvernement mondial, retranché dans ses cavernes souterraines, veut présenter son ménage mondial reposant sur son argent privé comme un monde libre, dans lequel les « penseurs » apparaissent et forment des tendances sociales. Mais il se montre cependant dans ses actes sur la terre.
Depuis quand existe le gouvernement mondial ? On peut supposer qu’il existe depuis longtemps, si on se rappelle la parabole du vignoble et des vignerons (Luc, 20). Les vignerons ont dit : « C’est l’héritier, tuons-le, et l’héritage sera à nous ».
Et ils l’ont tué, et ont érigé un grand monument en l'honneur de l’assassiné, et furent ses gardiens, et en faisaient l’éloge, et prononçaient des discours.
Amicalement
Olga de TdR
