L’édifice sur le sable

Posté le 15/08/2025


Ceux qui exécutent le programme de l’esprit contraire à Dieu ont remplacé la vérité par son apparence. Ils ont fondé l’administration « Église » dont le but était d’établir la vénération des êtres humains. Ils ont replacé la parole de Dieu par leur « enseignement » et ils n’avaient dès lors qu’à changer l’enseignement et en établir d’autres. Ils ont falsifié la Bible en vue de pervertir et confondre et cacher l’avenir, et pour que personne ne puisse comprendre notre vraie situation. Le sens du Nouveau Testament a été perdu, ils ont remplacé la vie selon l’esprit de Dieu par les rites et les lectures d'après l'horaire. Qui cherchait la vraie parole de Dieu ? Les gens ont pris un culte mystique de l’Église. Est-ce que Dieu était venu sur la terre pour établir un culte mystique ?

Les gens n’ont pas remarqué que le vin nouveau fut mis dans de vieilles outres, ils ont accepté, parce que les escrocs se dirent « apostoliques » et savants et exigeaient des honneurs. Quand les gens ont accepté un faux aussi grossier, de vénérer comme les représentants de Dieu ceux qui étaient contraires, ils se sont mis à leur entière disposition. Le début prédétermine la fin, les étapes intermédiaires s’enchaînent entre les deux points. La tromperie a été permise et favorisée, puisque les gens devaient voir finalement le résultat pratique de leur choix.

L’organisme de l’Église avec ses ordres militaires fut le premier réseau du centre, et plus tard, le réseau universitaire apparut. Les premiers scientifiques, c’étaient les théologiens, ils ont écrit des traités théologiques. Et ensuite, le centre a créé le réseau franc-maçonnique, et après, les partis politiques et divers groupes. Toutes ces formes coexistaient et s’entrecroisaient. Ceux mêmes qui s’étaient proclamés « l’Église chrétienne » ont déclaré par la charte de 1830 « l’égalité des religions ». Le centre inclut les maîtres de l’État-major connu comme « Saint-Siège » et de la dite économie qu’ils présentent comme l’élément naturel. Le centre, si illustre au début, est passé dans l'ombre pour donner place à son postulat scientifique moderne selon lequel tout est apparu de soi-même.

Leur manière d'agir est de créer des groupes qui semblent être en conflit les uns avec les autres et qui font en fait l’affaire commune : les uns créent des conditions, et les autres produisent l’action. Ils font monter sur scène des grands hommes avec des idées, mais ces grands hommes n’ont pas plus d’idées que les pièces d’échecs. La politique extérieure et intérieure dans les journaux et sur l’écran sert de paravent pour l’action concertée du réseau unique. Avec ce système, les gens se trouvent dans la situation des poissons aveugles qui nagent dans la mer du mensonge.

On peut compter parmi les meneurs certains noms qui sont visibles dans l’histoire italienne, les noms des protecteurs des arts, puisque tout l’humanisme moderne a été commencé comme les beaux-arts italiens. Depuis, la marche libératrice commence, le bal de l’émancipation, et chaque étape de la libération était le pas suivant vers la prison commune appartenant au centre caché, qui est lui-même gouverné d’en haut.

Quand on lit sur les franc-maçons, on y trouve des mots familiers : camarade, conseil (soviet) suprême, constitution, fédération. La franc-maçonnerie provient des corporations d’assistance mutuelle des tailleurs de pierre du Moyen âge, notamment employés dans la construction des églises, qui étaient d’abord catholiques et ensuite réformées (voir la préhistoire dans la Grande encyclopédie. Les maçons). Les nobles et les riches ont commencé à les rejoindre parce que le centre a corrompu la noblesse et il fallait corrompre le peuple.

Lors du sommet à Vérone en 1822, le prince von Metternich, ministre autrichien, a montré, avec les documents qu’il avait saisis, que les sociétés secrètes de tous les pays avaient les rapports entre eux, faisaient une conspiration commune, obéissaient aux mêmes dirigeants et n’adoptaient que de forme un programme différent dans chaque pays selon les conditions ambiantes. Ensuite, le ministre prussien, le comte von Haugwitz a déclaré, s’appuyant sur son expérience maçonnique personnelle, que toutes les sociétés secrètes sont des branches de la franc-maçonnerie qui a divisé le monde en certain nombre de régions, et que la franc-maçonnerie comprend deux éléments, pseudoscientifique
 et actif, qui sont rivaux en apparence, mais en fait, vont de pair vers le but unique, la conquête du monde ; ils visent à asservir les trônes et faire les monarques leurs mercenaires.


Les auteurs indiquent souvent que les maçons ont fait la révolution française, mais la première révolution qui servit de modèle pour les suivantes eut lieu en Angleterre en 1648-49. Divers groupes qui s’opposaient ont fait l’affaire commune, le roi fut exécuté et la république établie. Les promoteurs de l’égalité s’appelaient levellers.

La Russie a été activement incorporée dans le réseau universel depuis le mariage romain du grand-prince Ivan III. Deux siècles plus tard, les maçons nous ont donné Pierre Ier. Tout est devenu étranger ou sur le modèle étranger, et une nouvelle capitale, Petersbourg, fut construite pour accueillir les étrangers et, on peut le dire à présent avec certitude, pour faire la révolution.

L’histoire des maçons décembristes, participants à la tentative de coup d'État militaire en décembre 1825, montre que les opposants au gouvernement agissaient en pleine coopération avec celui-ci. Selon les historiens, la garde russe rejoignit les loges maçonniques étrangères pendant la campagne étrangère de l’armée russe de 1813-14, quand les troupes russes se trouvaient en Allemagne et en France. Et cela fait penser que c’est dans ce but que la campagne étrangère a été organisée. Donc la garde russe est devenue une filiale des ordres militaires de l’État-major, ce fut la diversion rampante après la victoire sur l’armée napoléonienne.

Les franc-maçons promettaient le paradis et les récompenses sur la terre. Les jeunes officiers étaient captivés par la lutte des partis politiques en France. Ils ont sérieusement cru que tout se passait de soi-même, par suite des idées des grands hommes. Si les menteurs n’avaient pas remplacé auparavant la vérité par la « religion », cela ne serait pas possible. Le niveau inférieur du réseau n’est pas conscient de ses origines, ni du but de ses dirigeants anonymes.


Tous les nobles russes se parlaient français entre eux, surtout dans les capitales. Libérer les paysans serfs n’était pas la mode entre les nobles, mais « renverser le tyran », comme en Europe, c’était la mode dans les sociétés secrètes. Il était difficile pour le tsar de libérer les paysans puisque la noblesse ne voulait pas être défavorisée ; quand la libération des paysans eut lieu sous le tsar Alexandre II, il a été tué, après plusieurs attentats manqués, par les membres de l’organisation La volonté du peuple. Car dans notre monde où tout est faux, la volonté des « trois gros » s’appelle la volonté du peuple. Cette vaste organisation révolutionnaire a hérité de la précédente, La terre et la liberté, qui apparut après les émeutes étudiantes à l’université de Petersbourg et ailleurs, et d’autres émeutes soulevées par le réseau universel au début des années 1860.

Après la mort du tsar Alexandre Ier, on attendait que l'héritier Constantin monte sur le trône, mais il a renoncé en faveur de son frère Nicolas et cela n’était pas connu quelque temps. Les officiers ont fait les soldats prêter serment à Constantin et puis ils les ont convaincus que c’était un péché de prêter serment à un autre. Les officiers ont amené les soldats à la place du Sénat le 14 décembre en utilisant les mensonges sans vergogne. Un éminent décembriste a fait le prêtre du régiment lire devant les soldats un texte intitulé le catéchisme orthodoxe qui disait que la résistance à une autorité injuste était agréable à Dieu. Les méthodes sont donc restées les mêmes qu’à l’origine. Lors de la rébellion, quand les soldats entendaient les cris « Constitution ! », ils croyaient que c’était le nom de la femme de Constantin.

La mission des décembristes était beaucoup plus vaste. Ils ont déclenché la corruption agressive en Russie, l’hypocrisie et la religion perroquet : les slogans d’autrui étaient présentés comme de hautes aspirations. Leur activité ne se limitait pas aux unions secrètes et aux loges maçonniques, elle incluait les sociétés pour l’éducation (la perversion) et les sociétés des belles-lettres (de beaux mensonges). Le livre de V. Bazanov La république savante est une étude détaillée de ces activités, et notamment, de la Société libre des amateurs des belles-lettres russes et de la Société libre des lettres, des sciences et des arts précédente. Cette société était étroitement liée à l’École allemande à Petersbourg (Peterschule, fondée en 1710) où se faisaient ses réunions dans les années 1800. Donc, la propagande a été appelée la littérature. Ainsi l’Ordre des illuminés de Bavière, interdit par les autorités, a poursuivi son activité sous le nom l'Union allemande des sociétés de lecture.

Bien que le but maçonnique soit de détruire tout ce qui est de nation et de famille, les décembristes s’efforçaient de se présenter en tant que patriotes russes, « de vrais fils de la patrie ». Le maçon allemand Pestel, leur leader, a lu à leur réunion le programme de ses maîtres les maçons supérieurs, titré La justice russe, c’est le titre volé du recueil ancien russe des normes du droit. Dans le réseau, il n’y a que des calques et des répliques. Ainsi, l’Union de la prospérité décembriste fut un calque du Tugendbund allemand.

L’étude documentée de Bazanov montre que les autorités ont agi de concert avec les décembristes, et pourquoi pas, si les sénateurs étaient, eux aussi, maçons. Non seulement le gouverneur général militaire de Petersbourg avec son officier pour missions spéciales, en charge de contrecarrer l’activité contre l’État, favorisaient cette activité, mais c’était cet officier qui a organisé et dirigé trois « sociétés libres » pour la propagande. Ceux qui donnaient des rapports au gouvernement sur l’activité révolutionnaire furent punis et exilés, et personne ne faisait plus le même en voyant le sort qui était arrivé à ceux-là. La mort violente du contremaître dans un atelier d'imprimerie où étaient imprimés « les tableaux pour alphabétiser » des Sociétés pour l’éducation mutuelle, qui contenaient un vocabulaire spécifique (tyrannie, chaînes, servitude, liberté...) et qui ont été interdits, n'a jamais été résolue. L’administrateur des deux sociétés de l’Union de la prospérité et fondateur de la Société libre des amateurs des belles-lettres russes est devenu après la rébellion de décembre le chef du comité d’enquête...

C’étaient les préparatifs pour changer les principes et bouleverser le sentiment, comme cela a été fait avant en France, et selon le livre du professeur John Robison « Proofs of a conspiracy against all the religions and governments of Europe », ainsi que le livre de l’abbé Barruel « Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme », les deux parus en 1798 (les originaux scannés sont trouvables sur le web), le gouvernement faisait également la sourde oreille aux avertissements.

L’interdiction officielle des loges maçonniques et des sociétés secrètes n’a produit aucun effet véritable. Selon certains témoignages des années 1820, il n’était pas possible d’obtenir une fonction publique en Russie sans être maçon. Les hauts fonctionnaires de l’État, comme les militaires, prêtaient le serment d’allégeance à l’empereur, mais le serment maçonnique l’annulait.

Après la rébellion, Pestel et quatre autres ont été exécutés. Apparemment, pour couper les liens qui indiquaient le niveau supérieur, mais aussi pour montrer aux ardents que les maîtres n’avaient pas besoin d’une autre révolution française, qui a laissé encore des ambiguïtés et qui a instauré la langue des menteurs : « l’idée de Dieu », « le besoin de religion ». Ils ont prédestiné la Russie à l’étape suivante, à la révolution qui devait dire net : « Dieu n’existe pas ».

Et 120 conspirateurs, les nobles dont beaucoup étaient des militaires, furent exilés en Sibérie. Ils vivaient la plupart du temps tous ensembles dans des conditions assez douces. Condamnés aux travaux forcés, ils ne travaillaient pas, et, comme ils ont écrit dans leurs mémoires, ils recevaient et lisaient tout ce qui était paru en Russie et à l’étranger.

Et je ne savais rien des décembristes. L’éducation qu’ils ont commencée et qui est devenue plus tard obligatoire, disait que c’était une flambée spontanée, qu’ils étaient des précurseurs de la future révolution, en leur donnant une auréole romantique.

L’étape finale future est décrite approximativement dans le roman « Nous » de E. Zamiatine. Les numéros masculins et féminins (les hommes et les femmes) vivaient au-dedans du Mur en verre, avec un ciel au-dessus toujours bleu sans nuages. Le matin, ils se levaient au signal tous ensemble et prenaient une nourriture fabriquée à partir du pétrole, cinquante mouvements de mastication prescrits. Les enfants n’étaient plus « la propriété des parents », on donnait les nouveau-nés au système de l’éducation de l’État Unique. Ils vénéraient le Bienfaiteur, « le numéro des numéros ». Et ils étaient très fiers de l’ordre judicieux de l’État Unique.

Dans le film Trois gros (1966), le vendeur de ballons qui tenait la grappe fut emporté par le vent, et il tomba dans la fenêtre de la cuisine du palais des Trois gros et atterrit juste au centre de la tarte géante presque prête à être servie. Les cuisiniers déconcertés ont mis de la crème dessus pour en faire une décoration... Et la tarte représente la terre.



Amicalement 

Olga de TdR