L’homme contrefait

Posté le 24/04/2026

L’idée du gouvernement mondial était de soumettre les peuples aux gouvernements formés par lui et créer un camp unique. En Russie, après la première émissaire étrangère Zoé Paléologue, venue de Rome, et deux siècles de préparation, Pierre Ier, nourri par les maçons étrangers, a commencé la transformation administrative selon le modèle étranger et la transmission du pouvoir aux étrangers. 

La nièce de Pierre Ier occupait le trône russe dans les années 1730-40 ; à cette époque, son favori allemand et les anciens collaborateurs allemands du « grand réformateur » dirigeaient la Russie, et dans le domaine ecclésiastique, l’agent F. Prokopovitch, qui était à la fois catholique, orthodoxe, protestant et philosophe scientifique, bref, un très respecté menteur modèle. L’emprise des étrangers a alors suscité de vives protestations.

Après le règne modéré de la fille de Pierre Ier dans les années 1740-61, le gouvernement mondial l’a cessé en raison des événements en Prusse, et l’héritier du trône Karl Peter Ulrich Holstein-Gottorp, le petit-fils de Pierre Ier par sa mère, est monté sur le trône, mais fut renversé après seulement six mois par sa femme Sophie Auguste Friederike von Anhalt-Zerbst Holstein-Gottorp. On a agité un peu l’encensoir auprès d’elle, et elle renaquit, devenant « l’impératrice russe Ekaterina Alekseevna ». Sa mission était de jouer à la fois l’impératrice russe et une amie de Voltaire et Diderot, pour propager le mensonge en Russie.

Le nom patronymique féminin « Alekseevna » veut dire que le père de la femme s’appelait Alekseï. On pourrait croire que l’impératrice était la fille du tsarevitch Alekseï, du fils de Pierre Ier qui a été exécuté par lui. Mais le père de la princesse allemande s’appelait Christian August von Anhalt Zerbst.

Chacun dans la dynastie allemande a joué son rôle lorsqu'il était au pouvoir. Allant de l’impératrice postiche « Catherine II » jusqu’au règne-catastrophe de son descendant Nicolas II Holstein-Gottorp, le gouvernement mondial en vint à la révolution en Russie. Agiter l’encensoir n’était plus en vigueur, néanmoins, la Grande encyclopédie soviétique présente ouvertement le mensonge dans son article qui définit les Romanov : « la lignée de boyards, la dynastie de tsars, et depuis 1721, d’empereurs, qui régnait en Russie jusqu’en février 1917 ». Et c’est ce qu’on disait toujours aux écoliers. Sinon on aurait compris que la fin de l’empire n’était pas due à la lutte des ouvriers et des paysans, mais à la dynastie allemande au pouvoir. Car le projet du gouvernement mondial est continu, ainsi que son réseau est continu en temps et en espace. Donc Pierre Ier et Catherine II gardaient toujours le titre de « grands », en dépit de toute l’idéologie prolétaire créée par ses fondateurs allemands.

Et ainsi, la Russie ne savait pas qu’elle a été dirigée pendant un siècle et demi par la dynastie allemande. Les empereurs Holstein-Gottorp, leurs épouses, les princesses allemandes, et une foule des frères et sœurs, les grand-princes et princesses, les faux porteurs des noms russes. Les grand-princes occupaient des postes gouvernementaux, et les femmes, toutes ces fausses « Maria Ivanovna » allemandes, n’étaient pas moins actives. La famille allemande préférait l’entourage allemand, ainsi que les étrangers dans le gouvernement. L’époque se reflète dans la réplique du général A. P. Ermolov, adressée au Holstein-Gottorp qui était le troisième sur le trône russe. Il a répondu à la question de la récompense voulue : « Sir, j’aimerais être promu au rang d’Allemand ! » Le réseau est toujours international, mais le pouvoir était allemand.

Le Siège romain a choisi la nation allemande comme sa force militaire principale en Europe. Cela commence avec le « Saint Empire romain germanique », quand le pape a oint et a couronné l’empereur Othon Ier. L’organe « Église » du gouvernement mondial a fusionné avec le pouvoir impérial. Le pouvoir sacré a placé l’empereur germanique au-dessus des autres monarques européens. Au XVIe siècle, le Siège a fait la Réforme, et l’Église renouvelée est devenue un club dont les membres mentionnaient le nom de Dieu. Ensuite, les dirigeants dissimulés ont introduit les idées géniales des penseurs français et allemands, et par conséquent, d’autres clubs sont devenus populaires ; et leurs scientifiques ont découvert que notre Terre était autonome et n’avait pas de maître. L’Église devait éliminer elle-même et les empires reposant sur elle.

Au XIIIe siècle, la force militaire allemande s’est précipitée de Brandebourg vers la Prusse, la première et la vraie Prusse, habitée par les tribus baltes et polonaises. Les bandits organisés du gouvernement mondial, en utilisant le nom de Dieu, ont exterminé les habitants de la Prusse et ont fait une fausse Prusse à la place de la vraie, ce fut l’État de l’Ordre Teutonique. Les bandits sont devenus un État officiel, le mot « Prussien » désignait dès lors un Allemand. Au début du XVIe siècle, Albrecht Hohenzollern, le représentant de la dynastie qui régnait à Brandebourg depuis 1415, a été élu Grand Maître de l'Ordre teutonique.

Les envahisseurs Brandebourgeois et l’Ordre teutonique, repoussant la résistance, établissaient dans les régions habitées par les tribus slaves et prusses des châteaux, des villes, exterminaient ou asservissaient les indigènes, les survivants ont été germanisés de force. C’est ainsi que le gouvernement mondial a fait les nouveaux Prussiens.

L’État militariste monte vers son apogée au XVIIIe siècle sous le roi Frédéric II Hohenzollern qui a fait de la Prusse un camp militaire, où la majorité de la population travaillait pour l’armée la plus grande en Europe. Deux tiers du budget de l'État étaient alloués à l’armée. Les troupes étaient recrutées par la contrainte. Les mercenaires étrangers, dont des prisonniers de guerre, constituaient plus d’un tiers de l’armée. Les officiers étaient exclusivement issus de la noblesse. L'armée de Frédéric II était basée sur l'obéissance aveugle, l'exécution mécanique des ordres et le dressage le plus rigoureux. L’agressivité extrême et l'aspiration pour la saisie des territoires caractérisent l'État militaire, pour lequel les autres peuples ne sont qu’un objet à conquérir. L’État allemand s'est considérablement élargi à l’époque. Et on sait la suite au XXe siècle.

Dans la guerre de Sept Ans (1756-63) l’armée allemande a été défaite par l’armée russe dans les batailles de 1757 et de 1759. En 1760, les troupes russes ont pris la capitale Berlin. La situation était critique. Pour éviter la catastrophe, le gouvernement mondial a mis sur le trône russe Karl Peter Ulrich Holstein-Gottorp, ou Pierre III, qui a conclu l’armistice avec le roi Frédéric II et lui a rendu toutes les terres conquises par l’armée russe.

Les deux monarques allemands du XVIIIe siècle, le roi Frédéric II et la pseudo Catherine II en Russie, ont fait campagne pour Voltaire. Le rôle de celui-ci était de convertir le nom de Dieu en notion abstraite. Et ensuite, d’autres serviteurs du gouvernement mondial ont déclaré cette notion archaïque. Et le gouvernement mondial a ainsi sélectionné en Russie un homoncule, l’homme contrefait, dont la forme extrême se reflète dans les personnages de N. Gogol, notamment, dans « Les âmes mortes » et dans « L’auditeur général ». Bien que grotesques, ils sont dépeints d’après nature, et ces gens-là trouvaient les uns les autres tout à fait ordinaires.

Et si vous voyez, dans le dictionnaire en ligne d’un établissement très vénéré, pour le mot « prophétie » cette partie : « Vieilli. La prophétie d’Isaïe, la prophétie d’Ézéchiel, etc., recueil des prophéties attribuées à Isaïe, à Ézéchiel, etc. » – c’est parce que dans ce but le gouvernement mondial a créé l’établissement très vénéré. Portant, il faut lire les paroles authentiques de ces prophètes, qui sont leur interprétation de ce que Dieu leur a suggéré. Mais pour que les voyous scientifiques eussent la possibilité de présenter leur mensonge vénéré, avant, les voyous ecclésiastiques devaient remplacer la parole de Dieu par leurs sous-produits. Et pour le service liturgique, ils ont combiné des extraits de l’Écriture avec leurs ajouts, tels des co-auteurs.

« J’ai décomposé la musique comme un cadavre », ces mots de Salieri dans le poème de Pouchkine décrivent l’action de l’organe Église.

L’Église a dit que le monde gisait dans le mal et il n’y avait de salut qu'en son sein. En fait, l’organe « Église » du gouvernement mondial fut l’origine du mal. Son symbole, la croix, et surtout le crucifix, en témoignent. Selon eux, il faut vénérer la croix en raison du « sacrifice rédempteur du Christ », donc en raison de ce qui n’a jamais eu lieu, ce n’est qu'une absurde et infâme invention de leur « enseignement ». L’instrument d'exécution comme le symbole de l’organe « Église » correspond bien à toute son action du début à la fin.


Et j’ai été au début sous l’emprise de la « sainteté » de l’Église, jusqu’à ce que je voie leurs traductions et leurs inventions délibérées, comme « le Christ emporta les péchés du monde ; le Christ est descendu en enfer », et d’autres.

Une bêtise a été lancée sous le nom « Église », et elle se développait dans ce monde qui accepte les bêtises. Mais pourquoi la tromperie a-t-elle été permise ? Probablement, pour obtenir un monde différent, où on n’accepte pas les bêtises.


Amicalement

Olga de TdR